La santé publique doit

  • Baser ses interventions sur les déterminants de la santé et l’évaluation de la balance bénéfices versus risques ainsi que des coûts versus bénéfices.
  • Garantir une science véritable ouverte au débat et fondée sur des éléments tangibles et sans conflit dintérêts. (lien)
  • Utiliser la même prudence pour toutes les stratégies thérapeutiques (y compris la prometteuse thérapie génique), notamment en prophylaxie sur les individus, ce, quel que soit leur état de santé.
  • Conserver une rigueur scientifique en tout temps, notamment avec les modélisations qui doivent être exécutées avec toute la gamme de paramètres d’entrée plausibles. (lien)
  • Établir une relation de confiance avec les citoyens. Elle est longue à gagner et facile à perdre.

Pour conserver cette confiance

  • La santé publique, en temps d’épidémie, doit faire appel à une équipe pluridisciplinaire, dotée d’une vision large basée sur plus d’une discipline scientifique et ayant des pouvoirs décisionnels sur les mesures employées afin d’éviter toute politisation des enjeux. Elle doit également inclure des citoyens.
  • Les acteurs de la santé publique doivent être honnêtes et mesurés dans leur propos, enjoignant aux responsables du gouvernement et aux médias de respecter cette position.

  • Les exceptions qui supportent les objectifs doivent être communiquées tout comme les exceptions qui vont à l’encontre. Cela s’appelle faire appel à l’intelligence de la population.
  • La peur, la honte, l’humiliation, l’intimidation, la persécution, la diffamation, le déni et la censure ne devraient jamais être utilisés, en temps normal et encore moins en temps de pandémie et/ou épidémie.
  • Ne pas prendre en compte les effets secondaires de la population face à un vaccin revient à briser la relation de confiance. Tous les effets secondaires doivent être rapportés afin de permettre à la pharmacovigilance de faire son travail.
  • Le consentement libre et éclairé doit non seulement demeurer un fondement de la relation entre un médecin et son patient, mais être l’assise de nos rapports en société. Un consentement extorqué à un soin (traitement ou vaccin) risque de se transformer en une relation conflictuelle avec la science, mais aussi avec l’État. Ce qui pourrait être irréversible et beaucoup plus préjudiciable pour nos sociétés, en raison d’une méfiance vis-à-vis des outils thérapeutiques et/ou prophylactiques.
  • La Santé publique doit reconnaitre la vaccination comme un outil de santé publique sans négliger l’immunité naturelle et autres traitements préventifs et/ou curatifs d’une épidémie. Être en faveur du principe vaccinal ne se résume pas en termes de pro ou d’antivaccins, mais d’abord en une science véritable basée sur l’évaluation de chaque vaccin selon des standards rigoureux, l’absence de conflit d’intérêt à tous les niveaux et l’évaluation des coûts bénéfices des traitements. Les vaccins à ARNm sont l’un des futurs prometteurs de la médecine, mais ne sont pas à l’abri des erreurs. Ils se doivent d’être évalués sur le long terme au même titre que les vaccins traditionnels.
  • Déifier la science c’est nuire à la science. Elle demeure largement imparfaite, basée sur l’expérimentation et faite de plus d’incertitudes que de certitudes, sans échapper aux conflits d’intérêt. Par exemple, la découverte de l’énergie nucléaire est scientifiquement extraordinaire et peut servir à la médecine, à la guerre ou comme énergie. L’Histoire témoigne abondamment de ses risques et de ses inconvénients. En aucun cas nous ne pourrons avoir à son égard un jugement définitif.
  • La santé publique se doit d’avoir une vue d’ensemble sur la santé globale de la population et pas uniquement sur une seule maladie comme la #COVID19.

Pour cela

  • Elle doit se baser sur les déterminants de la santé déjà bien connus et s’opposer à toute instrumentalisation politique ou idéologiques aux détriments des populations.
  • Les impacts négatifs des mesures doivent faire partie intégrante de l’analyse à court, à moyen et à long terme.
  • La santé publique ne doit pas négliger son rôle éducationnel. Elle doit mettre en perspective les données : les cas positifs ne sont pas nécessairement des personnes malades et/ou en danger potentiel.
  • La santé publique doit prendre en considération les populations à haut risque correspondant à chaque pathologie. Pour la Covid-19, de nombreuses mesures de santé publique n’ont jamais été utilisées afin de protéger les personnes âgées et/ou présentant de multiples facteurs de risque, entraînant ainsi des décès qui auraient pu être évités. (lien)
  • Il est important que les scientifiques et les responsables de la santé publique écoutent le public, qui vit les conséquences de leur décision. Cette pandémie a prouvé que de nombreux non-épidémiologistes comprennent mieux la santé publique que certains épidémiologistes.